J'ai déménagé à l’étranger par amour

Si on m’avait dit il y a 3 ans qu’un jour, j’habiterais en France dans une maison et que je serais mariée, j’aurais ri fort, très fort. Parce qu'il faut savoir qu'à la base, j’ai toujours été insécure face aux changements, mais aussi face aux voyages en avion, aux voyages à l’étranger, aux voyages tout court pis aux nouvelles rencontres.

C’est tellement cliché lorsqu’on parle d’un déménagement à l’autre bout du monde par amour, mais oui, c’est un peu ce que je vis en ce moment!

La décision s’est prise assez naturellement, comme je suis travailleuse autonome et que je souhaitais déjà étendre mon travail en Europe. Je peux bosser sur le Web de chez moi et c’est simple d’adapter le tout. Il faut aussi dire que mon épouse meurt de froid dès qu’il fait 10°C, donc c’était une raison assez valable pour choisir la France plutôt que le Québec.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Une publication partagée par Les folies passagères (@lesfoliespassageres) le

Si j’avais eu à me chercher un nouvel emploi, les choses auraient été plus compliquées et je crois que ça m’aurait pris pas mal plus de temps avant que je fasse le move officiel de quitter le Québec. Disons que tout était bien aligné, ce qui me permettait de diminuer considérablement mon anxiété face à tous ces changements.

Parce que oui, ça génère de l’anxiété et de l’insécurité. Déjà les procédures administratives, c’est jamais l’fun à faire, mais il y a aussi tout l’aspect du quotidien qui doit changer.

Au début, avant d’arriver, j’étais super excitée et enjouée et je n'anticipais pas les moments plus difficiles. Sauf qu’il y en a, c’est la réalité et ça ne veut pas dire pour autant qu’on n'est pas bien à l’étranger.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Une publication partagée par Anna Wanda Gogusey (@annawandagogusey) le

J’ai eu mon premier moment un peu plus down au début du troisième mois. Ma famille me manquait beaucoup et Noël arrivait. Il n’y a pas de neige où j’habite et c’était un peu étrange, pour tout dire. Je me sentais loin de mes proches, même si ce n’est pas désagréable de passer un hiver plus chaud.

Sauf qu’il faut comprendre que ces moments passent et reviennent à différents moments. Le mieux, c’est de se trouver une routine et de parler avec ses proches par discussion vidéo. On trouve du temps malgré le décalage horaire et on y arrive assez bien!

Ça prend un peu d’adaptation, mais c’est une belle décision qui me permet de m’épanouir chaque jour.

Le changement, ça fait du bien finalement.