Culture du régime : non, t'as pas besoin de te priver et de culpabiliser avec la nourriture

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Le printemps dernier, après des semaines en confinement à la maison à avoir grignoté, bougé moins, bu plus de vin qu'à l'habitude et avoir mangé pour se désennuyer, je constate que plusieurs filles autour de moi sont entrées dans une phase de privation alimentaire pour compenser ces « excès ». Et avec les cas de COVID-19 qui augmentent à nouveau, on se dirige possiblement vers une autre période de confinement à la maison.

Même si on ne s’en rend pas compte, c’est la culture du régime présente dans notre société qui nous amène toujours vers ce type de pensées : on doit maigrir et se priver, « se reprendre en main ». Avec la pression sociale et toutes les normes de beauté qui incitent à la haine des corps gros, on développe très jeune ces automatismes.

Ça démonise complètement notre relation avec la bouffe, mais aussi avec notre corps. D’une part, on survalorise la minceur et les aliments catégorisés comme étant « santé », puis d’autre part, on condamne la graisse corporelle et les aliments considérés comme étant de la junk food

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Une publication partagée par Mollie Cronin (@art.brat.comics) le

Et puis tout ça, ça créé deux associations directes dans nos têtes sans même qu’on en ait conscience, qui sont pourtant mensongères :

  1. Pour être en santé, il faut être mince.
  2. Les personnes grosses ne sont pas en santé et mangent mal.

La santé n’est pas directement liée au poids. Les personnes minces peuvent manger tout le temps du fast food et être en mauvaise santé pour plein de raisons, tout comme les personnes grosses peuvent avoir une alimentation équilibrée et être en parfaite santé.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Une publication partagée par The Womanhood Project (@the_womanhood_project) le

La culture du régime nous pousse collectivement à croire qu’on a le droit de manger certains trucs seulement lors d’occasions spéciales, pour ensuite se priver le restant de l’année.

Et il se passe quoi après? Et bien on mange davantage en se disant « j’ai le droit, c'est pour me remontrer le moral en quarantaine », pour après se culpabiliser et commencer les restrictions.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Une publication partagée par Les folies passagères (@lesfoliespassageres) le

Il n’y a rien de pire que les diètes et le fameux cercle vicieux de la culpabilisation. On en vient à oublier le plaisir de s’alimenter. Non, on n'a pas besoin de perdre du poids après un confinement ou les Fêtes par exemple, ni de faire de régime. On n’a pas besoin de se convaincre qu’on doit « mériter » certains aliments, se culpabiliser de manger un sac de chips une fois par semaine.

C’est justement en se permettant une alimentation variée et sans culpabilité qu’on arrive tranquillement à avoir une meilleure relation avec la nourriture pis notre apparence.

On est magnifique comme on est, pis c’est pas un chiffre sur une balance qui va nous indiquer notre niveau de beauté et de santé.

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Renaud reçoit Claudie, Trudy et Louis lors d'un 5 à 7 et échangent sur des sujets de l'heure. Les 4 ex d'Occupation Double conversent avec beaucoup franchise et d'ouverture sur la culture de la diète. Une discussion sans tabou, où chacun se dévoile sur la pression d'avoir un corps parfait et comment arriver à s'accepter pleinement.

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