18 personnes partagent le meilleur conseil qu'elles ont reçu de leur psy

On ne parlera jamais assez de santé mentale. Et on le sait que consulter un psychologue ou un autre thérapeute, ça prend du temps, ce n’est pas toujours facile et ça coûte cher si on n’a pas d’assurances.

Mais c’est aussi important de se rappeler l’essentiel : ça peut énormément nous aider dans notre cheminement personnel, soit ponctuellement quand on vit un moment difficile ou soit à plus long terme, si on a du bagage émotionnel dont on veut se départir.

Pour vous démontrer à quel point cela peut être bénéfique, j’ai fait un appel à tous sur mes réseaux sociaux afin d'obtenir les meilleurs conseils, trucs ou phrases inspirantes que les gens ont reçu d’un(e) psy. Toutes les réponses étaient si vraies et aidantes que je n’en revenais pas!

Voici donc quelques réponses que j’ai reçues, en préservant l’anonymat des personnes qui ont gentiment pris le temps de me répondre, permettant ainsi à plusieurs d'entre vous de réfléchir et de grandir un peu à votre tour.

Jeune femme chez la psychologue

RossHelen/Shutterstock

Ma propre anecdote

Il y a plusieurs années, j’ai frappé un mur dans ma vie, alors j’ai décidé de consulter. Et même si ce n’était pas du tout le but de ma démarche, après quelques séances, le psy m’a soudainement aidé à mettre le doigt sur mon insécurité, qui s’était manifesté par une peur paralysante de l’avion.

Jusqu’à ce moment, j’avais vraiment eu l’impression que cette peur était arrivée « de nulle part » et je n’avais pas du tout fait le lien entre cette peur et mes problèmes plus larges. Juste réaliser ça m’a tellement aidé à cheminer et à faire la part des choses, c’est fou. 

Après quelques années à l’éviter, j’ai recommencé à prendre l’avion peu après et je dirais que ma peur est aujourd’hui disparue à 98%. Quand je me rappelle que je n’avais pas été capable d’embarquer dans l’avion pour aller défendre mon mémoire de maîtrise en France (même si j’avais un billet!) et que par la suite, j’avais tellement honte que je me suis plutôt terrée chez moi pendant une semaine (le temps que devait durer mon voyage) sans le dire à personne, je considère que c’est une grande victoire. 

PS : J’ai eu ma maîtrise, c’est correct guys. Les personnes à qui je devais présenter ont été très compréhensives et ont accepté exceptionnellement que je le fasse au téléphone. J’ai même gradué avec mention!

Tout est une question d’attentes

« Ma psy m'a souvent répété que mes attentes étaient légitimes, mais non réalistes compte tenu de la personne que ça impliquait ».

« Ma thérapeute m'a expliqué que c'était mon devoir d'exprimer mes attentes, mes désirs et mes mécontentements, mais que je n'avais aucun contrôle sur la façon que la personne y répondrait. Ça a changé ma vie! »

« Je n’ai du contrôle que sur mes propres émotions et réactions, pas celles des autres ».

L’inconfort est parfois salutaire 

« C’est facile de confondre quelque chose de "difficile" avec l’idée que cette même chose ne soit "pas la bonne" pour soi. Mais ma psy m’a fait réaliser que ce sont deux concepts différents ».

« Associer le confort avec le bonheur est une notion vraiment répandue, mais ma psy m'a dit qu'elle la trouvait très néfaste. Il ne faut surtout pas essayer de pousser l'inconfort en dehors de notre vie... C'est à travers l'infonfort qu'on peut progresser, changer et grandir. Elle utilisait la métaphore du marathon : sans accepter l'inconfort et prendre la décision de passer au travers, personne n'aurait jamais réussi à en terminer un! »

Femme chez la psychologue

antoniodiaz/Shutterstock

La « neutralité » des émotions

« Nos émotions n’ont pas à être jugées, même pas par nous-mêmes. Dans notre vie de tous les jours, elles ne sont pas nécessairement "positives" ou "négatives", "bonnes" ou "mauvaises". Ma psy m’a dit qu’elle voyait souvent des gens qui mettaient uniquement l’accent sur le fait de se sentir bien, tout en évitant à tout prix ce qui les faisait sentir mal. Et que c’était bien correct de se donner comme but général de se sentir le mieux possible, mais qu’en même temps, toutes nos émotions peuvent être valides et font partie de notre équilibre. On apprécie beaucoup plus la joie quand on a aussi connu la tristesse ».

« C’est plus facile à dire qu’à faire, mais je retiens surtout l’importance d’accueillir l’émotion avant de la comprendre. Ça marche! J’essaie maintenant juste de ressentir sans rien faire au début ».

Être prêt à entendre ce qu’on ne croyait pas être capable d’écouter

« Alors que je croyais traverser la pire période de toute ma vie, ma psy m'a dit que les épreuves que je vivais étaient en fait un cadeau de la vie. Que bien que je ne le réalisais pas sur le moment, ces événements allaient au final me faire énormément grandir en tant que personne. Pour la première fois de ma vie, j'étais obligée de m'arrêter et de reconnaître ma vulnérabilité pour confronter ce qui n'allait pas et ce qui ne pouvait plus continuer ainsi. Et c'est vrai, aujourd'hui, je suis extrêmement reconnaissante de cette période plus sombre, qui m'a tellement fait progresser ».

« Mon psy m’a dit : "J'ai l'impression que vous ne vivez pas votre vie, mais celle de quelqu'un d'autre par procuration". Ça a fessé plus fort qu'un coup de pelle à -30, mais ça a changé le cours de ma vie! Ça a été la bougie d'allumage vers qui je suis maintenant ».

Défauts vs qualités

« On a parfois les défauts de nos qualités! Parfois, on met l’accent sur les défauts d’une personne, mais ce "focus" nous fait oublier la perspective plus large, c'est-à-dire que ces défauts font partie d’un trait de personnalité, qui est en fait une qualité ».

L’apport inestimable de la « bonne personne »

« Pour moi, ce n’était pas des conseils précis, mais sa façon d’écouter, de renvoyer un questionnement, de me faire prendre conscience de certaines choses. Quand j’étais en chimio (j’ai eu la maladie de Hodgkin à 22 ans), ça me faisait tellement de bien de la voir que je faisais deux heures de route pour ça! Quand j’étais trop malade, elle faisait un suivi au téléphone et juste pour ça, c’était exceptionnel et je savais que c’était la bonne personne ».

Après trois rechutes, deux greffes de moëlle et une belle rencontre avec sa donneuse en Allemagne, cette lectrice est maintenant considérée comme guérie depuis le mois dernier. 💓

L’importance de l’action

« Mon thérapeute m'a dit que c’était important de me lancer, même si mon projet avait déjà été fait, même s’il était imparfait et même si je ne me sentais pas sûre ».

jeune fille parle avec son psychologue

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Ça commence par soi-même

« Avant de consulter, je n’avais jamais réalisé à quel point c’était important d’être indulgent envers soi-même. Je me soumettais à des standards excessivement élevés, beaucoup plus que ceux que j’attendais de la part des autres! »

« Ce que tu reproches à l’autre, ramène-le à toi sous forme de question. Par exemple : "Il ne fait pas assez attention à moi" devient plutôt "Est-ce que je fais assez attention à moi?" ».

« J'avais de gros problèmes d'estime de moi. Ma psy m'avait fait réaliser que je dépensais beaucoup d'énergie à séduire les gens autour de moi pour qu'ils m'aiment et qu'une fois que j'y arrivais, leur opinion positive de moi ne comptait plus. Beaucoup de choses ont débloqué après avoir compris cela ».

Donner son 80%

« Quand j’étais en épuisement, il m’a fait comprendre que je devais arrêter de toujours vouloir donner mon 100% pour tout. Que parfois, donner son 80% était parfaitement suffisant et que ça correspondait souvent aux attentes des gens de toute façon ».

La différence entre des convictions et des faits 

« J'ai vu il y a plusieurs années une psychologque qui m'a expliqué ce qu'était la distorsion cognitive : le fait de tordre ma perception de la réalité pour qu'elle corrobore une conviction interne. Dans mon cas, j'avais un syndrôme de l'imposteur, j'avais l'impression que tout le monde était meilleur que moi et que j'avais du retard à rattraper pour être aussi bonne que mes collègues. Je minimisais mes réussites et montais en épingle la moindre erreur, ça me paralysait ».