L'écoblanchiment, ou quand les marques ne sont pas tout à fait honnêtes

C’est bientôt le jour de la Terre et on pensait que c’était une bonne occasion de parler d’un phénomène bien réel en beauté : le green washing, ou écoblanchiment en français.

On peut dire qu’une marque fait de l’écoblanchiment lorsqu’elle utilise abusivement un engagement écologique. Par exemple, on peut donc penser à une marque qui vante le fait que ses produits sont « écolo », « zéro déchet » ou « anti-pollution », mais dans la réalité ce produit est fabriqué de manière industrielle en Chine et sur-emballé dans un paquet de plastique…

Les compagnies d’aujourd’hui ont bien compris qu’avoir une image écoresponsable, c’est très bien vu et ça attire les consommateurs. 

greenwashing ecoblanchiment

diamondsandspikes.com

Comment reconnaître l’écoblanchiment

Les entreprises usent toutes les stratégies possibles et profitent de différents codes pour faire paraître leurs produits plus écolos. Ces tactiques agissent sur nous de façon plus ou moins consciente; nous assimilons parfois ces perceptions « vertes » sans nous poser de questions!

L’emballage d’un produit écoblanchi sera souvent plus épuré qu’à l’habitude, plus minimalisme. Des couleurs pâles, reliées à la nature, sont de plus souvent utilisées : le blanc, le vert et le bleu en particulier. Le nom du produit peut également évoquer la nature, le bio, le « vert » de toutes sortes, avec des dessins ou des illustrations végétales.

écoblanchiment green washing

beinsafecompany.com

La meilleure chose à faire pour flairer l’écoblanchiment, c’est bien sûr de lire les ingrédients : si le produit contient des dérivés du pétrole, du silicone, des sulfates, des parabènes ainsi que plusieurs autres additifs chimiques, il n’est clairement pas aussi écolo qu’il le prétend.

Ingrédients controversés

Shutterstock

Comment se protéger du greenwashing?

Voici 4 pistes de solution :

  1. Avant de choisir une marque, c’est toujours une bonne idée de se renseigner un peu, si possible, sur son historique et ses pratiques. Certaines entreprises beauté (je pense par exemple à Phyto, une merveilleuse marque de produits capillaires) ont toujours privilégié des ingrédients naturels et des comportements écolos, tandis que d’autres ont une feuille de route beaucoup moins remarquable quand on parle d’aider la planète.
     
  2. Il existe également des certifications, comme Ecocert ou Natural Products Seal, qui assurent que les produits sont réellement écologiques. Malheureusement, c’est seulement une petite minorité de produits qui sont certifiés; la marque Burt’s Bees fait partie de celles-ci.
     
  3. Privilégier des petites compagnies d’ici permet également de se rapprocher de la source des produits qu’on achète et de mieux savoir comment ils sont fabriqués. La liste d’ingrédients et plus courte et naturelle, il y a moins de transport, etc. Il y a plein de marques qu’on aime : B KindSavonnerie des DiligencesMaison JacyntheIdoineOneka
     
  4. La dernière alternative, c’est bien sûr de commencer à faire certains produits soi-même! Voici par où commencer quand on veut adopter une routine beauté zéro déchet.

Produits maison teaser

De plus en plus de personnes veulent faire un virage beauté écolo. Mais ça reste toujours important de bien s’informer sur les produits qu’on achète, afin de ne pas se faire avoir par le marketing de compagnies peu scrupuleuses...
 


Vous aimerez aussi:

Le shampoing en barre pourrait éviter 552 M de bouteilles jetées Routine beauté zéro déchet : par
où commencer?
14 recettes beauté maison
naturelles et faciles
Shampoing solide en barres Produits maison teaser