Ralentir et réduire la pression pour mieux vivre

Au printemps dernier, j’ai eu beaucoup de choses à gérer. J’avais de l’énergie à revendre, j’étais prête à mordre dans tous les plans que j’avais en tête. J’avais envie d'accomplir pas mal de choses et j’ai enligné ça comme une championne. 

L’affaire, c’est qu’en tant que travailleuse autonome, gérer ses propres choses n’est pas aussi simple et rose que ça en a l’air. C’est avant tout créer et respecter un horaire assez hors du commun. Parce que même si on a envie de faire du 8h à 17h, ça finit pas mal toujours par du 10h à 22h, et plus encore.

Y’a aussi que souvent, on a tellement de belles propositions qu’on en prend plusieurs en même temps, en oubliant qu’on va avoir une série de livrables à respecter. Chose qui est correcte, mais qui joue sur la gachette du stress.

 

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J’vous dis ça parce que dans le fond, au printemps dernier, j’ai dressé le portrait de ce qu’aurait l’air mon été, pis ça a fini que je me suis rendue malade à cause de toute la pression que je m’étais moi-même affligée.

J’vous raconte ça drette là.

 

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Je dois commencer par vous dire que dans mon milieu, les projets sur lesquels je travaille sont toujours intéressants. D'où pourquoi ça devient dur de refuser certaines propositions, car avec la passion que j’ai pour mon travail, j’en mangerais! Je sais, ça sonne très cliché, mais c’est la vérité.

Avec mon agence, j’adore rencontrer de nouveaux clients, envisager le meilleur plan d’action avec eux et prendre les actions pour faire avancer leur business. D’un autre côté, avec mon blogue, c’est toujours sur la go! J’ai des contrats super amusants, je continue à faire du contenu à ma façon et bien sûr, j’adore écrire.

On dirait qu’à force de vivre ce train de vie rapide et bien rempli, on y prend goût, mais on perd également la notion du temps. Dans ma tête, je projette souvent mon horaire en me disant que c’est possible d’avoir tant de rendez-vous en X nombre d’heures, pour finalement me rendre compte que ça fait aucun bon sens ou sinon, pour simplement être prise à courir entre les deux pour me rendre.

Comme par exemple cet été. J’ai eu une super belle invitation pour le Festival d’été de Québec afin d’aller voir The Chainsmokers, un groupe que j’apprécie. J’avais un contrat qui se déroulait le lendemain, et j’ai quand même décidé de me rendre à Québec (il faut savoir que c’est à 3h30 de chez moi). Résultat : on est arrivé à une heure parfaite pour reprendre mon beat de la journée et débuter mon contrat. Je n’avais qu’à être sur place pour prendre quelques photos et faire acte de présence. La soirée s’est déroulée à merveille. Le hic? Le vendredi, j’étais incapable de sortir du lit. Ça a été ainsi pendant 6 jours consécutifs. Pas besoin d’être ma meilleure amie pour me connaitre et savoir que c’était l’ENFER. Je n’avais pas d’appétit, j’avais pleins de symptômes étranges. Ça a fini par un tour à l’urgence, des prises de sang et des résultats vagues pour laisser sous-entendre que j’ai eu une déshydratation.

L’affaire, c’est que je bois beaucoup d’eau, pas tant d’alcool et que je ne consomme pas de drogue. En plus de m’entrainer et de bien manger. C’est simple, mon corps m’a simplement envoyé un message : la grande, slack un peu.

Quand on se retrouve alité pour 6 jours consécutifs, avec une santé de merde en plus de n’avoir aucune idée du pourquoi ça nous arrive, le moral est bas. Je me suis posée plusieurs questions, à savoir si ce que j’avais comme occupation était encore quelque chose qui avait du sens, à vivre cette vie si remplie où je cours à en perdre la tête. Puis finalement, j’ai pris une décision.

J’ai décidé que j'allais prendre du temps pour moi. À l’avenir, si j’étais fatiguée, j’allais dormir les 2-3 heures supplémentaires. J’ai décidé que si j’avais envie de prendre moins de contrats, j’allais me le permettre. Me permettre de choisir et de décider sur quoi j’ai envie de travailler. J’ai aussi décidé d’arrêter de me stresser avec les choses dont je n’ai aucun contrôle.

J’ai aussi pris la décision que mes prochaines vacances seraient sans téléphone. J’ai besoin de me retrouver et de reprendre sur moi avant que le reste ne le fasse. Il faut arrêter de glorifier l’art d’être busy. C’est bien en tant qu’entrepreneur, ça signifie que les choses vont bien, mais ça finit par nous rattraper...

 

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Sur ce, je vais aller siester.


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Recettes

  • Bruschetta d'automne

    Temps: 35 min. Portions: 12-15
    baguette (ou pain parisien), huile d'olive, petite courge musquée (Butternut), oignons cipollini, poire, figues, graines de citrouille, miel, vinaigre balsamique, citron, tartinade crémeuse au choix, Sel et poivre
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