Devenir mère : « J’avais arrêté d’être une femme, la maman avait pris toute la place »

Toute ma vie adulte, j’étais très centrée sur moi-même et ma croissance personnelle. Je me réalisais en nourrissant mon désir de me développer, et en étant une amie et une sœur dévouée, être tendance est passé au second plan.

Lorsque j’ai accouché de mon petit prince, mon monde a basculé. Mon désir de le protéger, de l’aimer, de l’accompagner était très fort. Je me suis complètement abandonnée dans la maternité. L’allaitement (qui a duré 9 mois) était un moment privilégié et de pur plaisir que je partageais avec mon petit ange aux yeux bruns.


Quel sentiment extraordinaire et inexplicable! Il n’y avait que lui qui existait. Je faisais maintenant partie de ce club exclusif des mamans! Et bien entendu, être « à la mode » était devenu insignifiant.

Plus mon fils grandissait, moins il était dépendant de moi et mon rôle de maman se transformait. Il commençait déjà à réclamer son indépendance, et il n’avait que 3 ans à l’époque!

Et là, ça m’a frappé : j’avais arrêté d’être une femme, et la maman avait pris toute la place. J’avais cessé d’avoir des rêves, des aspirations. Mes passions s’étaient éteintes pour donner toute la place aux désirs de ce petit être.

Pourquoi, lorsqu’on devient mère, on tend à complètement s’oublier, comme si la vie telle on la connaissait avant n’était qu’un souvenir? Pourquoi a-t-on l'impression que cette personne sans enfant n’avait jamais existé? Pire que ça, je sentais que j’avais perdu le droit de réclamer ma féminité. J’étais devenue maman avant toute autre chose, le reste était secondaire.

C’est en regardant mon fils grandir que j’ai réalisé une chose : tout comme lui, je pouvais encore rêver. Tout comme lui, j’avais le droit de vivre et de me réaliser.

Je m’étais trompée, je ne suis pas « seulement une maman ». Être mère n’est qu’une partie de moi-même. Autant j’adore voir mon petit homme s’accomplir sur une scène durant ses compétitions de danse (il fait le meilleur moonwalk en ville!), lui aussi s’émerveille quand il me voit défiler sur les passerelles lorsque je prends le rôle de mannequin.


Je donnerais ma vie pour mon fils sans hésiter, mais aujourd’hui, je réclame le droit de retrouver celle que j’étais avant!

J’étais déjà complète avant d’avoir un enfant. J’avais une vie avant lui, et un jour, lui aussi aura sa vie (j’ai une petite larme à l’œil en écrivant ces mots).

Je fais partie de ce groupe exceptionnel, avec ou sans enfant.

Je suis une femme. Une femme phénoménale!

Pascale je suis une femme photo 2


s'arrêter, prendre du temps pour soi et revenir à l'essentiel article teaser

 

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