Déconnecter (mais pas trop): guide de sevrage numérique

Ces temps-ci, ça me frappe à quel point les gens sont accros à leur téléphone. Les milléniaux passent plus de 3 heures sur leur téléphone chaque jour. Ce chiffre me semblait énorme jusqu’à ce que je découvre mes statistiques personnelles : dans la dernière semaine, j’ai passé entre 3 et 4 heures sur mon téléphone! C’EST ÉNORME. Bon, j’essaie de me déculpabiliser en me disant que là-dedans, il y a beaucoup d’écoute de musique, d’appels professionnels et de consultations d’indices boursiers (ouin, nouveau trip), mais quand même.

Dépendance au cellulaire

View Apart / Shutterstock

Ça m’a surtout choquée, car je considère que, dans mon entourage, je suis loin de ceux qui sont toujours sur leur cell. Mon téléphone est souvent en mode « ne pas déranger », dans mon sac et même trop souvent sans batterie (oups).

Bref, on est tous accros, on est tous pires et meilleurs que quelqu’un dans notre dépendance à notre téléphone.

Heureusement, il existe des solutions à cette dépendance. Voici mon petit guide de sevrage numérique.

1. Prendre conscience de son comportement

Avant de vouloir changer quelconque comportement, je crois qu’il faut le comprendre. Pourquoi suis-je sur telle plateforme? À quel moment? Comment est-ce que je me sens? Est-ce que j’éprouve du plaisir? De l’anxiété? De la culpabilité? Pourquoi est-ce que je suis sur ce réseau? Pourquoi en ce moment même? Est-ce par ennui? Par procrastination?

Les réponses à ces questions aideront à cerner le pourquoi du comment pour ensuite changer son comportement.

Cellulaire au lit

DimaBerlin / Shutterstock

2. Analyser son comportement grâce à des outils

La dernière mise à jour iOS inclut l’analyse du temps d’écran. Elle permet de voir le temps d’écran quotidien, le nombre de fois que le téléphone a été déverrouillé, le temps passé par application, la quantité de notifications par application et plusieurs autres statistiques intéressantes.

C’est génial pour apprendre à se connaître. Pour ma part, je constate que je suis énormément sur Messenger, Messages, Instagram et des applications de finances. Je constate aussi que les applications qui m’envoient le plus de notifications sont mes courriels, Messenger et Messages.

Il y a même moyen d’installer des limites de temps d’écran et des paramètres de contrôles.

IoS

Wachiwit / Shutterstock

3. Se demander ce qu’on désire changer

Bien que j’utilise déjà des stratégies pour être moins sur mon téléphone, mon temps d’écran me démontre que j’ai encore des croutes à manger. En me posant des questions sur mon comportement, je me rends compte que je passe du temps sur mon cell dans des temps morts et que je ressens souvent de la culpabilité due à la perte de temps que les réseaux sociaux engendrent. Ce qui me dérange, ce n’est pas être sur mon cell, mais plutôt niaiser sur celui-ci au détriment d’autres activités stimulantes.

4. Supprimer les applications chronophages

Fille sur son cellulaire

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C’est simple, non? Dans mon cas, j’ai supprimé Facebook. Sérieux, je n’ai pas besoin de ça sur mon cell. Messenger, oui. Facebook, non. Je me connecte donc de moins en moins et quand je le fais, je suis sur un ordinateur, je fais le tour et hop, ciao bye.

5. Désactiver les notifications superflues

On va se le dire, la conversation de 37 personnes pour le party de fête d’il y a deux semaines de Marie-Chose-Bine finit par être épuisante. Au début, c’était de la logistique, mais là, c’est rendu un concours d’autocollants de chats qui font l’épicerie en rollerblades. Heureusement, Messenger permet de mettre des conversations en sourdine ce qui est assez pertinent dans le cas des conversations de groupes.

Une autre catégorie de notifications superflues : les foutus J’AIME sur Instagram. T’as pas besoin de savoir qui a aimé ta dernière publication en temps réel. Désactive ça tout de suite.

6. Arrêter de publier du contenu

Bon, bon, bon, ok. J’aime créer du contenu, j’aime faire rire, j’aime dire des niaiseries. Mon compte Instagram, c’est mon album photo personnel PIS J’AIME ÇA. Mais bon, mon point est justement (en réponse aux questions de l’étape 1) de prendre conscience de son comportement et faire ce qui nous plaît.

Plus on publie du contenu, plus on a des notifications, plus on est accros, plus on publie. En diminuant ta fréquence de publication, je garantis que ton contenu sera plus réfléchi, plus à ton image et ton temps d’écran moins élevé.

7. Oser se désabonner

Je me désabonne souvent et rapidement des pages et des gens gossants. S’il te plaît, fais-moi rire, apprends-moi quelque chose ou montre-moi du eye-candy. J’ai pas envie de perdre mon temps avec tes stories plates.

8. Varier ses sources de divertissement

Que ce soit sur mobile ou en vraie vie (oui, oui), il y a une tonne de sources de divertissements. En réponse aux questions de l’étape 1, je me suis rendu compte que ce qui me gossait c’était être sur mon cell lors de temps morts et passer le temps sur les réseaux sociaux. À la maison ou avec des amis, je suis rarement sur mon cell, mais quand je me déplace ou quand je suis dans une salle d’attente sans livre, ça dégénère. Je peux scroller 30 minutes de suite.

J’ai décidé d’installer des applications de nouvelles et de m’abonner à des baladodiffusions intéressantes. Comme ça, je passe le temps un peu moins bêtement. Ça pis juste vivre le moment présent, c’est cool. À essayer.

9. Ranger son cell

Ça semble nono, mais juste le fait de ne pas avoir son cell avec soi, ça aide. Le garder sur le chargeur à la maison, dans son sac au resto, à la maison pendant une randonnée, etc. On s’habitue à la vie sans cell.

Si c’est trop extrême : mettre son cell en mode « ne pas déranger » (j’en suis une grande adepte), en mode avion ou simplement désactiver ses données.

10. Analyser son comportement

Cellulaire verrouillé

Youssef Sarhan / Unsplash

C’est cool tous ces efforts pour être moins sur son téléphone, mais s’ils ne mènent à rien, ça sert à rien. Un diagnostic régulier permet de faire le point sur son utilisation.

Le but de cet article n’était pas de démoniser les téléphones et les réseaux sociaux en général, mais plutôt de prendre conscience de son utilisation personnelle. Parce que, oui, il y a moyen de déconnecter des réseaux sociaux sans être trop extrême. Il y a moyen de déconnecter pour reconnecter avec ce qui nous rend réellement heureux.


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